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vendredi 4 février 2011

Une sociologie pour les riches ?

C'est l'impression que j'ai, à force de ne rencontrer que des milieux intellectuels, qui savent déjà très bien valoriser leur famille, qui me disent d'emblée "ah mais nous ne sommes pas marginalisés !" Si tout va bien, qu'est-ce que je fous là ? J'aime assez l'idée de donner la parole à celles et ceux qui ne l'ont pas, et là, j'ai le sentiment de la donner à celles et ceux qui savent déjà très bien se défendre. Bref...

dimanche 30 janvier 2011

Ce n'est pas ce qu'on dit qui compte mais la manière dont on le dit...

Avant, j'exprimais ouvertement ce que je pensais - même à la personne qui dirigeait mon mémoire.


Depuis, face à certaines réalités... j'ai appris la diplomatie...

Le temps passe vite mais il passe quand même

Je me suis promise d'écrire un peu tous les jours sur ce blog pour ne pas perdre ma plume. Je discutais avec ma cousine aujourd'hui et c'est fou comme ceux qui sont plus jeunes nous rappellent le temps qui passe. J'étais très surprise lorsqu'elle m'a annoncée qu'elle allait s'inscrire à l'auto-école. Comme lorsque - d'un air bête - on s'extasie devant un enfant qui grandit. Une jeune fille de onze ans a un jour répondu avec finesse : "Oui, ce sont des choses qui arrivent à mon âge". Mais nous sommes surpris. Surpris parce que le temps a passé et l'époque où votre tante vous demandait d'accompagner votre cousine aux toilettes est révolue. Et que nous ne nous en sommes pas aperçus. Et parce que je suis encore très jeune et que j'étais toujours persuadée que le jour où elle acquérait sa majorité, alors à ce moment là, je serai très adulte. Et bien pas du tout. Notre écart d'âge était moins immense que je ne l'imaginais.

samedi 29 janvier 2011

Stefan & me

Il faut croire que rédiger mon premier article m'a décidée. J'ai mis de côté, le temps d'un après-midi, mes ouvrages scientifiques pour me replonger dans Le Monde d'Hier. Peu d'occasions se présentent à nous de cette manière pour voyager dans une autre époque, une autre société. Toutes les études d'Histoire, d'ethnologie et de sociologie n'auront jamais le même impact qu'un roman comme celui-ci : autobiographique tout en assumant l'incertitude des souvenirs. Evidemment le projet n'est pas le même - quoique ? Quelle est la différence fondamentale entre un écrivain qui retrace une période pour lui donner un sens et un historien qui se spécialise dans l'Histoire d'une dictature au sein de laquelle il a lui-même perdu des proches ? La méthodologie ? Sans nul doute. Et encore. Certains écrivains mènent des enquêtes très précises avant de se lancer dans l'écriture d'un nouveau roman. Mais ils n'ont certes pas ce contrat de vérité et de scientificité.

Le musicien ethnologue

Surprise ce matin, quand JF Simon est arrivé en cours. J'avais entendu parler de lui une multitude de fois : parce qu'un collègue de promo avait choisi son cours en option, parce que telle autre était partie en ethnologie. Je l'imaginais d'une quarantaine d'année, brun et très barbu (mon image type de l'ethnologue ?). Et je suis tombée sur un prof, que j'ai croisé dans les couloirs à peu près autant de fois que j'ai passé de jours à l'Université, et que je croyais musicien. Je l'imaginais pianiste ou chef d'orchestre, avec une veste en queue de pie et un noeud papillon. Il avait en effet, les cheveux blancs, bouclés et mi long, réunis derrière la nuque comme les courtisans des royaumes français.
C'était donc lui JF Simon. Non pas chef d'orcheste, non pas courtisan. Mais ethnologue.

Saviez-vous que ?

Le visa d'une personne qui vient en France n'est pas valable dans les DOM-TOM ???

7h43

Samedi - 7h43
Ce n'est pas une heure pour se lever un week-end. Pourtant cela fait déjà 40 min que j'ai allumé la lumière. 40 min que je me dis "lève-toiii". Avoir cours le samedi matin, quand il fait encore nuit, je suis sûre que c'est pour tester nos résistances. Dernières heures d'ethnologie. Allez, à 3, je vais prendre ma douche : 1... 2... 3 ! Ciao bye !

vendredi 28 janvier 2011

Cook or not to cook

Hier, dans une cuisine de quoi... 5m²... nous étions six. Une martiniquaise, une colombienne, un argentin, une urkrainienne, une ivoirienne et une métropolitaine. Entre l'espagnol, le français et l'anglais, seuls les rires étaient multilingues mais nous communiquions sans problème. Ma voisine colombienne narguait mes narines avec un ensemble de poivrons colorés. Je goutais aux bananes plantains de Catherine puis à ses crêpes au chocolat faites maison (Vous comprenez pourquoi j'aime les résidences universitaires ?) pour enfin me retirer dans ma chambre avec mon malheureux plat de spaggettis natures. Il me semblait pourtant que la gastronomie française n'était pas en reste ? Il faut croire que le lieu de naissance ne fait pas tout, encore faut-il avoir cette patience que je n'ai pas. 

La sociologie ou comment tuer l'art de l'écriture

Stefan Zweig me fait la gueule. Je le comprends, cela fait plusieurs mois déjà que je l'ai abandonné sur un coin de ma table de chevet. Et maintenant, il se trouve même entre deux bouquins au sein de ma bibliothèque comme si je ne comptais pas le réouvrir. Qu'il se rassure, à moi aussi il me manque. Difficile de lire des romans en ce moment avec ce mémoire et ce projet de thèse qui me prennent tout mon temps de lecture.

Je cumule articles et ouvrages sur la question de la famille au point que je commence à avoir l'impression de relire toujours la même chose. Pourquoi quand les sociologues écrivent, ne peuvent-ils pas donner envie de lire en prenant un peu soin de la forme ?
Pourtant, ce n'est pas impossible. Il suffit de lire Becker ou Annick Madec ("Rires et relations d'enquête") pour s'en rendre compte.

Il est clair que ce n'est pas après la lecture d'un ouvrage sociologique que ma tension surprendra une infirmière après un don de plaquette. Lors de mon dernier don, je lisais justement Zweig et elle avait augmenté. L'infirmière s'était inquiétée "Vous allez bien mademoiselle ?" "Oui, oui, très bien" Just in love.